Haul de l’année 2013 (vêtements)

Ce blog n’étant lu par absolument personne, je me sens libre d’y raconter n’importe quoi et de m’y montrer sous mon jour le plus grotesque (je dis ça au cas où quelqu’un aurait une quelconque remarque à me faire au sujet de la faillite de la civilisation occidentale).

J’ai donc décidé aujourd’hui de faire le bilan de mes achats effectués au cours de l’année 2013. Pourquoi un tel projet ridicule? Il serait difficile pour moi d’expliquer très clairement (i.e : sans faire un pavé de 250 lignes) ma fascination/répulsion pour tout ce qui touche au consumérisme et à la quête d’identité via les possessions matérielles, mais, pour faire simple :

- J’ai pris la vilaine habitude de regarder les hauls des youtubeuses beauté quand je suis toute seule à la maiz le midi (ça me donne l’illusion que quelqu’un me parle quand je mange), mais je refuse catégoriquement de me filmer et de mettre ma face sur internet pour faire pareil ;

- Ce genre de haul me met toujours dans un état de nerfs pas possible, car je ne comprends pas comment des filles de terminale peuvent se payer autant de trucs chers ;

- J’aimerais bien savoir si j’achète vraiment si peu de choses que ça ou si moi aussi je suis quelqu’un à l’ultra-consommation déplorable ;

- J’aime beaucoup les rangements, les classifications, les quantifications (j’ai des petits côtés autistes).

Depuis le début de l’année 2013, j’ai donc acheté :

Trop de paires de collants. Je suis le genre de personne qui, à l’âge de 24 ans, continue à s’habiller comme une gamine de douze ans et j’affectionne donc particulièrement me balader en jupe trop courte, bottes et collants au mépris de toutes considérations climatiques. Je sais que c’est ridicule, mais c’est comme ça : je ne mets presque jamais de jupes en été mais je passe ma vie dedans en hiver. Cette année, j’ai dépensé des sommes d’argent scandaleuses en collants pas à ma taille (je suis un être étourdi) / pas à la bonne couleur (les collants couleur chair, qui ont l’air beaux sur la boite mais ont l’air tout droit sortis de l’union soviétique en vrai) / pas le bon modèle (des bas à la place de collants, erreur classique) / pas de bonne qualité (se troue dès le premier jour). Les trous notamment sont un problème majeur, et c’est pourquoi je suis ravie de partager avec vous mes découvertes scientifiques (parce que j’ai l’impression d’être devenue une experte en la matière). Si vous cherchez un collant, il n’y a que 3 modèles qui en valent la peine :

- Les collants Dim Body Touch Opaque 40 D (ceux avec une ceinture ventrale dentelée) : parfaits, ne se trouent pas, affinent miraculeusement vos gros mollets poilus. La classe française en somme.

- Les collants opaques H&M. Moins classes au niveau  de l’apparence, mais ne se trouent pas, c’est le plus important (les collants H&M, c’est un peu les bons gros chevaux de trait sur lesquels on peut toujours se reposer).

- Et enfin si vous avez froid et que vous vous dites que ça suffit les conneries, il y a les collants Wolford en laine. CERTES, ils coûtent une blinde, et j’avoue que je rigolais zéro quand je les ai commandés sur internet après les avoir vus sur le blog d’Ithaa (oui je suis un être faible influencé par les blogueuses mode). Mais la vérité, c’est qu’ils ne se trouent pas, qu’on a vraiment chaud dedans, et qu’ils sont beaux (je ne sais pas vous, mais moi je trouve qu’ils ont pile la couleur et la texture mi douillette mi élégante que je cherchais).

Voilà pour les collants.

Sinon, j’ai acheté deux paires de chaussures. Je me suis racheté des spartiates en cuir marron (les tropéziennes par M Belarbi) car ma précédente paire tombait littéralement en morceaux (la semelle était ouverte comme une banane et les bandelettes en cuir se détachaient progressivement de leurs attaches, ce qui faisait que ça devenait dangereux de marcher ou de faire du vélo avec sans risquer de tomber et d’être défigurée à vie).

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J’ai aussi acheté des bottines lacées de bobo en cuir marron de chez Minelli. Ça  faisait très longtemps que je voulais avoir ce genre de chaussures sans jamais trouver un modèle que je trouvais joli, et quand je les ai vues (alors qu’elles n’étaient pas en solde et que je n’avais pas de sous), je les ai prises. Je les ai portées pratiquement tous les jours depuis ; elles s’abiment, et ça m’énerve car j’aimerais que les objets durent toute la vie et pas juste un an (surtout quand ils coûtent plus de 100 euros).

minelli-60901-marron-1Je me suis acheté un sac rectangulaire en cuir marron, d’aspect très « mode nordique » à une brocante au Danemark. Il ne m’a coûté que 20 euros et j’en suis fort aise car sans lui je n’aurais jamais eu de vrai sac de dame et j’aurai été obligée d’aller passer des entretiens d’embauche avec mon tote bag de morue à imprimé ancre de bateau.

Je me suis acheté des paires de chaussettes noires et grises dans un supermarché low cost, parce que toutes mes paires de chaussettes datent de mes 16 ans et sont trouées.

Au niveau des sous-vêtements, j’ai eu le même problème de trous (qui est décidément le mot qui revient le plus fréquemment depuis le début de cet article), ce qui m’a forcée à racheter des culottes (j’ai lâché l’affaire de ressembler à une femme classe qui se pare de slips en dentelles : j’achète toujours les packs de 3 culottes dim avec le gros élastique en haut, car elles sont fiables). Il y a eu des ratés aussi. J’ai par exemple acheté par erreur un pack de 3 strings Miss Hellen en pensant que c’était des culottes normales (il va sans dire que bien évidemment, ils sont très mal coupés et importables). J’ai aussi acheté un pack de 3 culottes (pourquoi les culottes se vendent-elles toujours par trois ?) chez Oysho à Paris, qui passe pour un magasin représentatif de la classe française vu qu’il est situé rue de rennes. Là je tiens à m’insurger. Les motifs étaient plutôt attrayants (imprimé ancre de bateau ou phare en pleine mer) mais ces culottes sont trop petites pour mes grosses fesses, et comme je ressemble à un boudin anti-sexy quand je les porte, la brigade de l’élégance m’empêche de les mettre.

lot-de-3-slips-les-pockets-coton-de-dim-logo-femme-em645_3_zc1Que d’achats ratés, me direz-vous.

Je me suis aussi acheté une robe conceptuelle chez Mango (vous savez, le genre de robe un peu du genre cropped top, mais fendue sur les côtés ; le genre de robe qu’on ne peut porter que si on a seize ans et une garde-robe de baby doll). Je me suis acheté cette robe avec les sous provenant de la revente de mon vélo (ne me jugez pas), pensant pouvoir la mettre lors du mariage de l’été (il y a toujours un mariage en été). Comme d’habitude avec les marques « un peu classes et pas trop chères » du type Zara ou Mango, la robe rendait super bien le premier jour où je l’ai mise (que des compliments, taille de biche, etc.)…et puis, avec le temps (c’est-à-dire en moins d’un mois), elle s’est lâchement détendue jusqu’à ne plus ressembler à rien (maintenant quand je la mets je flotte dedans à la taille et le tissu pend tel une serpillère au niveau de la poitrine). Evidemment, il va sans dire que je ne peux pas la mettre au travail (oui car maintenant j’ai à nouveau un travail) (vous êtes ravis, je le sais) (je ne suis pas ravie du tout), à cause des trous sur les flancs qui seront sans aucun doute jugés d’une indécence extrême. J’attends avec impatience le moment où je serai enfin le Chef, et où je pourrai venir au travail en pyjama ou en mini-jupe au ras de la Fesse.

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Je me suis acheté un débardeur vert caca d’oie et un t-shirt blanc chez H&M (vous savez, dans le rayon basique, ces choses fabriquées on ne sait où qui ne coûtent que 3 euros et qui pour une raison que j’ignore sont impeccablement bien coupées, moulantes, et ne changent pas d’aspect même après lavages successifs).

Je me suis acheté un legging de sport Adadas.

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Je me suis acheté un jean Levi’s noir (parce que mon ancien était tout troué depuis ma chute en vélo et que j’avais besoin d’un pantalon noir pour passer des entretiens). Je ne suis pas très contente parce que je pense que je me suis fait arnaquer par le vendeur : il n’a pas la même coupe que mon ancien jean (il est moins skinny).

Je me suis acheté un pull H&M de mémère, noir, en taille M (alors que je fais du S). Comme d’habitude, la chose rendait bien en cabine, et est moche à la maison (mais je vais bien entendu le mettre tous les jours car j’aime rentabiliser mes achats).

Je ne sais comment conclure cet article. Je vous mets une photo de renard du coup (parce que l’hiver approche).

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Article 1 – Le shampoing

Tout à l’heure, j’étais dans ma salle de bains, et c’est là que j’ai eu l’idée lumineuse de dédier ce premier l’article au Shampoing, sous l’angle innovant & palpitant de : « historique et analyse des différents shampoings que j’ai utilisés au cours de ma vie ».

Je pense que cet article sera parfaitement inutile et à la limite du grotesque – sauf pour les gens qui, comme moi, passent des heures à fouiner dans les recoins obscurs d’internet dans la quête de la revue parfaite de tel ou tel produit afin d’être sûr de faire un Bon Choix. Je pense également que cet article pourra avoir un intérêt pour les étudiants en marketing (pauvres de vous) en quête de témoignages concrets pour leur thèse sur « les mécanismes d’achat de ces crétins de consommateurs ».

Pendant très longtemps, j’ai acheté du shampoing sans aucun souci d’esthétisme (je fais partie de ces personnes qui ricanent grassement à la vue des pubs l’Oréal vantant les mérites du poil soyeux et de la boucle délicatement dessinée sous fond de musique pornosensuelle). J’utilisais le même shampoing que ma mère, à savoir le Shampoing Ultra Doux de Garnier au Henné et Vinaigre de Mure. Ma mère achetait à peu près toute la gamme des shampoings ultra-doux de Garnier (gamme qui, à mon humble avis, est l’alternative « shampoing de supermarché » la plus acceptable au niveau du rapport qualité/prix). J’aimais ce shampoing au henné car il le faisait des reflets roux dans mes cheveux que je trouvais des plus seyants.

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A cette époque-là, j’avais aussi des pellicules, et comme mon cuir chevelu me grattait terriblement, je me le décapais régulièrement à coups de shampoings Head & Shoulders et Petrole Hahn. Pour ceux qui me feront remarquer à juste titre que les shampoings Petrole Hahn sont des shampoings de garçon et que ce n’était point classe de ma part, je répondrai oui, mais il y avait Luc Alphand dans la pub (je n’ai pas d’autre explication, et oui, je suis bête) :

Quelques années plus tard (peut être suite à un abus de shampoings antipelliculaires, nous ne le saurons jamais), je suis passée par une grande phase d’hypocondrie (« je perds mes cheveux je suis sûre que je suis en train d’avoir une calvitie comme Arielle Dombasle ») et je me suis mise en quête de shampoings anti-chute de cheveux. [parenthèse shampoing anti-chute de cheveux. Je suppose qu’aucun fabricant de shampoing anti-chute de cheveux ne viendra lire ce blog (vu que personne ne le lit), mais si par hasard ça arrive, je tiens à vous dire que vous êtes de sacrés connards. Aucun shampoing ne peut stopper la chute de cheveux et vous le savez très bien, et en plus les gens qui perdent leurs cheveux sont des êtres faibles passant trop de temps sur Doctissimo et prêts vendre un rein pour se payer le premier « remède miracle », et je trouve ça très mal de vendre des produits en profitant de la faiblesse psychologique des gens] (oui je sais, ce dernier paragraphe ne sert à rien). Bref, donc je me suis mise à acheter mon shampoing en pharmacie. J’ai essayé le shampoing Forticea de Forterer (« oui vous comprenez il y a des boules dedans ça masse votre cuir chevelu et le régénère en profondeur »), puis le shampoing au lait d’avoine de Klorane (car une de mes connaissances de sexe masculin avait dit au cours d’un dîner qu’il s’inquiétait pour ses cheveux soyeux de bébé et qu’il utilisait ce shampoing pour les préserver). Je n’ai pas grand souvenir de ces shampoings. Ils étaient blancs et sentaient la pharmacie.

Par la suite (devenant moins hypocondriaque, mais plus extrémiste dans la vie en matière de composition des produits de beauté), j’ai décidé de me tourner vers les shampoings bio/naturels, et là, je suis tombée sur un shampoing vraiment nul. Je suis désolée de faire tomber mes foudres sur ce shampoing là (d’autant que j’aurais pu tout autant pourrir le Head & Shoulders), mais comme je ne suis pas le genre de femelle à jeter sa bouteille de shampoing à la moindre contrariété pour en commencer un nouveau, j’ai dû utiliser ce truc pendant des mois et des mois, ce qui m’obligeait à aller au travail avec le cheveu terriblement gras & collant (hé oui ! Il se trouve que j’avais un travail à l’époque). Il s’agit du shampoing à l’ortie de Logona. Vous me direz, n’importe quel être humain doté d’un cerveau n’achètera jamais un shampoing à l’ortie, mais que voulez-vous, je suis rentrée dans un Biocoop, mes capacités cognitives ont été agressées par l’odeur de papier d’Arménie, de couches pour vieux et de graines germées, et j’ai perdu tout sens critique. Donc si je dois vous donner un seul conseil : n’achetez jamais ce truc-là. Après, c’est peut être moi qui ne sais pas me laver les cheveux (on ne peut exclure cette probabilité) mais même en rinçant deux fois je n’arrivais jamais à me débarrasser totalement de tous les résidus de shampoing dans mes cheveux et avais perpétuellement les poils collés en boule (sexy).

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Après l’épisode Logona, je dois avouer que j’en avais marre de ces conneries. Et c’est alors que, pour Noël, ma sœur m’a offert l’un des meilleurs shampoings que j’ai jamais eu l’occasion de tester : le shampoing solide La Grande Boucle de Lush. Ça faisait longtemps que j’avais envie d’essayer des trucs de chez Lush, mais, autant je suis quelqu’un qui a envie d’essayer plein de trucs, autant je suis responsable & fauchée (comprendre : contrairement à toutes les Youtubeuses beauté, je ne claque pas 500 euros par mois en produits de beauté et à vrai dire je n’achète jamais rien tant que je n’en ai pas besoin et que je n’ai pas fini ce que j’ai déjà).  Du coup, je dois dire que j’étais assez aise qu’elle se soit ruinée pour moi (même si elle m’a acheté ce shampoing après avoir demandé de manière humiliante au vendeur s’il avait quelque chose pour les gens qui avaient le cheveu terne, fin, à tendance grasse et globalement tout pourri) (oh oui je sais que maintenant vous m’imaginez comme quelqu’un de très moche et non pas comme une beauté diaphane).

Donc si vous voulez mon avis sur Lush, je trouve que c’est une marque plutôt chouette. Je ne suis pas très sensible à l’aspect « Lush c’est une marque bio » (car ce n’est pas le cas et nombre d’articles de blogueuses indignées ne manquent pas de le rappeler) mais il y a plusieurs choses que j’ai bien aimées dans ce shampoing :

- Le fait que ça soit un shampoing solide : c’est rigolo (oh oui j’ai 5 ans dans ma tête et j’aime les choses nouvelles)

- L’odeur (ça sent très bon la noix de coco)

- Et surtout parce qu’esthétiquement, ça marche vraiment : ça me faisait vraiment de jolies boucles, épaisses, bien dessinées. Je n’ai jamais autant eu une jolie touffe (sans mauvais jeu de mot) qu’avec ce shampoing.

Le seul point négatif, c’est que les bouts de noix de coco ont tendance à s’agglutiner avec les cheveux et à boucher votre baignoire au fil du temps – mais si vos mâles vous les font remarquer, faites comme moi : niez.

Voilà.

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Je trouve que cet article est drôlement long (et drôlement chiant aussi) mais comme je suis partie sur ma lancée, poursuivons.

Quand mon shampoing Lush a été terminé, j’ai été triste, mais je ne l’ai pas racheté car j’étais toujours dans ma phase de psychose au sujet des produits chimiques et que connaissant mon comportement obsessionnel (i.e quand j’aime quelque chose, comme le beurre de cacahuètes, je n’arrête jamais de la vie d’en acheter), je ne voulais pas faire d’un shampoing « chimique » mon shampoing de tous les jours (oui je crains, oui je n’ai rien d’autre à penser dans ma vie).

Je suis donc retournée à Biocoop (nous saurons désormais que « retourner à Biocoop » est généralement préfigurateur d’une grande erreur) et j’ai acheté le shampoing Biofloral au Miel et à la Silice. Si vous me demandez pourquoi, je vous dirais que je n’en sais rien, mais que j’ai passé un petit quart d’heure agenouillé comme un pou dans le rayon à comparer les différentes compositions et qu’à la fin j’en avais tellement marre et mon cerveau était tellement embrouillé que j’ai pris le premier qui me passait sous la main (en évitant soigneusement la bouteille verte maléfique des shampoings Logona bien sûr). Que dire sur le shampoing Biofloral au Miel et à la Silice ? Hé bien, à peu près rien. Il ne faisait rien de particulier (comprendre : il ne me faisait pas des jolies boucles et il ne me rendait pas les cheveux gras et collants non plus). Il ne sentait pas très bon. Les mâles disaient en le voyant dans la salle de bains que c’était « un shampoing pas marrant » et pleuraient des larmes de sang quand ils avaient oublié leur shampoing à la piscine et devaient se servir de celui-là.

NOUS ARRIVONS A LA FIN DE CET ARTICLE§!§ Félicitations à ceux qui ont lu (pouce vert hihi si vous aimez ce que je fais).

Mon shampoing actuel est le shampoing Nature & Progrès pour cheveux secs au karité et jojoba. Contre toute attente, ce shampoing est très chouette. Je ne m’attendais pas à un quelconque exploit de sa part (le rangeant dans la catégorie « shampoing bio bon pour la santé mais pas forcément esthétique »). Ça fait maintenant plus de 3 mois que je l’utilise, et à ma grande surprise (enfin pas trop grande non plus, je suppose que quand on met du beurre de karité dans un truc, ça fait son petit effet), j’ai le poil soyeux et appétissant. Je n’ai plus les pointes fourchues et je ressemble un peu à Monica Bellucci (non ça c’est pas vrai, je n’ai pas d’aussi gros seins).

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Breaking News

Comme toute femme au foyer chômeuse qui se respecte, j’ai décidé de créer un blog de mode.

Hé ouai les gars. Comme Hélène de mon blog de fille – et pour ceux qui ne connaissent pas, je vous propose de revivre en direct live ce monologue collector:

"Comment je suis devenue blogueuse"

"Salut les filles. Alors, je pense que depuis 5 ans, la question qu’on m’a posée le plus souvent au monde, c’est: comment est-ce que t’es devenue blogueuse? Comment t’as eu l’idée de monter un blog et comment tu t’es mise à un vivre, comment c’est devenu ton métier quoi? Comment tout ça s’est passé? Donc plutôt que d’écrire un truc dessus, qui, pffff, va être chiant, va prendre mille ans et tout, je me suis dit que j’allais vous en parler comme ça – parce que j’adore faire des vidéos en fait, ça reste ce qui m’amuse le plus.

Donc voilà.

Donc en fait, quand j’ai commencé mon blog, je venais de terminer un CDD de chez un tour operator, puisque mon métier avant c’était de fabriquer des voyages. En général, je fabriquais des voyages culturels pour des groupes de personnes. J’ai fait ça pendant presque 10 ans. Et j’en avais ma claque par dessus ma tête. J’en avais vraiment… j’en pouvais plus. J’aimais même plus voyager moi même tellement j’en avais marre de faire ce métier. Et donc, quand je suis arrivée en fin de CDD, on m’a proposé de le renouveler: j’ai refusé, de façon à avoir les Assédic et avoir de quoi vivre en me reconvertissant (si j’y arrivais). Sachant que j’avais absolument zéro idée de dans quoi j’allais bien pouvoir me reconvertir. Je savais rien faire, à part fabriquer des voyages. Et j’ai ouvert mon blog quelques jours avant d’arrêter de travailler, en me disant, bon, tous les matins j’arrivais au bureau en disant aux filles: "j’ai essayé tel mascara, il est top, ah toi pour tes cheveux, tu devrais peut-être faire ça", et tout, donc j’avais indéniablement un truc pour ça. J’avais des copines blogueuses à l’époque, mais c’était des blogueuses culinaires, parce que la blogosphérie féminine a commencé par la cuisine, et donc, je me suis dit, bah si je faisais un blog? Après tout? ça me ferait un truc sympa à faire, parce que quand on cherche du boulot, on est là chez soi…c’est vraiment pas marrant de chercher du boulot en plus. Alors en plus si on doit changer de voie, c’est particulièrement chiant. Alors je me suis dit bon: je vais pas faire un blog culinaire parce que je cuisinais déjà plus à l’époque, ça m’intéressait pas. Je me suis dit bah, je pourrais faire un blog beauté après tout? Puisque moi ça m’amuse, et que je suis Madame Beauté au bureau, c’est toujours à moi qu’on vient demander tel ou tel truc, donc pourquoi pas partir là-dessus? Puis je me suis dit, ça me ferait une petite occupation un peu sympa entre deux fournées de CV quoi… sachant que je n’ai jamais envoyé un CV depuis hein. J’ai eu un bol monstrueux. Fin bon, je continue à vous expliquer, j’y reviendrai. Je vais essayer de faire une vidéo un tout petit peu structurée pour une fois…

Donc voilà.

Je me suis retrouvée au chômage, donc j’étais inscrite à l’ANPE, donc j’ai fait un bilan de compétences avec l’ANPE, puisque j’y avais droit, pour qu’on m’aide à trouver ma voie quoi – parce que moi toute seule j’étais infoutue de savoir dans quoi je pouvais bien bosser quoi. Et donc, je suis tombée sur une conseillère vachement chouette: ça m’a effectivement aidée. Ya des gens que ça n’aide pas: moi ça m’a beaucoup aidée. Parce qu’on a pas mal bossé ensemble, ça a pris plusieurs mois, on avait des rendez-vous tous les quinze jours, c’était quand même un gros truc. Et en fait, il en est ressorti, pour elle, que, pfff, là où  je serais probablement le plus à ma place, c’était dans un magazine féminin. Alors, déjà je m’y voyais pas, parce que…pour diverses raisons. Et puis yavait pas de place pour moi en plus, puisque personne m’attendait dans les magazines féminins, les places étaient chères etc. Et puis, d’autre part, la seule chose qui m’intéressait et la seule chose qui me faisait plaisir et la seule chose qui pouvait me faire bosser 20h par jour (‘fin…bosser, à l’époque, je considérais pas ça comme du travail et je considère toujours pas ça comme du travail) c’était mon blog. ça m’apportait une satisfaction et une…c’était énorme, c’était extraordinaire, j’adorais ça.

Et donc voilà.

Deux ans ont passé, la fin des Assédic est arrivée, et j’avais été complètement infoutue de chercher autre chose que…de chercher quelque chose tout court. C’est à dire que je bloguais, je bloguais, je bloguais. Et je pouvais rien faire d’autre, yavait que ça qui m’amusait…ça me rapportait rien aussi: il y a 5 ans, personne n’aurait imaginé gagner de l’argent avec un blog. Et pas une seconde je pensais que ça pouvait devenir un métier. Parce que, voilà, ça n’existait pas: blogueur, c’était pas un métier. Et petit à petit, en fait, on s’est intéressé à moi, Hachette m’a demandé d’écrire des bouquins, on m’a demandé d’écrire quelques papiers, les régies publicitaires ont commencé à s’intéresser à mon blog, les marques ont commencé à s’intéresser à mon blog, et petit à petit, ça s’est professionnalisé de cette façon là. Et petit à petit j’ai commencé à gagner de l’argent avec – et puis un jour, les Assédic se sont arrêtés, parce que quand même, ça s’arrête un jour, huhu, dieu merci sinon on foutrait plus jamais rien de sa vie, et je me suis rendue compte que bah, je pouvais vivre sans quoi. Donc c’était un peu…j’étais là: oh putain, oh putain, c’est moi qui gagne moi-même ma vie toute seule, juste avec mon blog quoi. Et c’était un peu énorme. Et donc bah voilà, j’ai toujours continué. Ya des moments où je gagnais pas du tout ma vie, où c’était très difficile. Globalement je la gagnais quand même assez mal: je dis que je gagne ma vie avec mon blog, m’enfin, je la gagne pas de la même manière tous les mois. Ya vraiment des mois vraiment ric rac, mais bon, jsuis assez panier percé, jsuis pas très angoissée avec tout ça, j’ai pas d’enfants à charge, machin tout ça, donc bon. ça m’empêche de dormir, oui, mais pas plus que ça. Et puis je crois que ça m’empêcherait encore plus de dormir de devoir retourner être salariée tellement j’en garde un souvenir effroyable. En dépit des bons moments, mais, heu, mais cette espèce de prison quoi. Je supporterai plus jamais je veux dire. Moi mon bureau il est là quoi, et voilà, le matin quand je me lève, je traverse le couloir et je vais m’asseoir devant mon bureau avec mon thé: tous les matins c’est ça. Je veux dire, mon ptit-dèj, je le prends devant mon ordi, en répondant à vos commentaires: c’est la première chose que je fais en allumant mon ordinateur: c’est de répondre à mon blog, de mettre à jour machin et tout…et je commence par lire les commentaires et à y répondre en buvant mon thé. Et avant même d’ouvrir ma boite mail quoi.

Et donc, bah j’ai eu un bol extraordinaire, ça ya pas de doute…pourvu que ça dure…ou pourvu que je trouve autre chose, mais alors là, s’il faut que je change encore de voie à ce point là, jcrois que j’aurai pas la force là. J’ai plus l’âge huhu, ça va pas être possible, je veux bien me réorienter un peu, mais pas trop quoi. Parce que là…et puis la beauté j’adore quoi. Je crois que j’ai trouvé ma voie – je resterais bien dans cette voie jusqu’à la fin pour le coup là, parce que vraiment, j’adore quoi. Quand je vois dans quel état ça me met de voir une nouvelle couleur… fin voilà, je me lasse pas quoi. Je me blase jamais pour ça.

Et donc voilà comment j’ai eu l’idée de faire un blog."

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